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Le Royaume-Uni assouplit les sanctions contre la Russie face à la hausse des prix du carburant

20 mai 2026 21:00

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a autorisé l’importation de diesel et de carburant aviation produit à partir de pétrole russe. La licence correspondante a été délivrée mercredi.

Cette décision intervient dans un contexte de forte augmentation des prix du carburant après le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran et le blocus du détroit d’Ormuz. La licence permet l’importation de diesel et de carburant aviation issus de pétrole russe, à condition qu’il ait été raffiné dans des pays tiers. Elle autorise également le transport maritime de gaz naturel liquéfié russe depuis les terminaux de Sakhaline-2 et Yamal.

Les autorités britanniques ont ainsi fait marche arrière par rapport à leur position précédente. Il y a encore peu de temps, Londres déclarait son intention de bloquer complètement les livraisons de pétrole russe raffiné dans des pays tiers. Le gouvernement a désormais introduit des exceptions qui permettent aux hydrocarbures russes de continuer à entrer sur le marché britannique.

Contradictions internes

Selon The Telegraph, la décision de Starmer a immédiatement suscité de vives critiques de la part de l’opposition. La leader des conservateurs Kemi Badenoch a écrit sur le réseau social X :

«Après 18 mois de confrontation avec la Russie, le gouvernement travailliste a discrètement délivré une licence autorisant l’importation de pétrole russe raffiné dans des pays tiers. Hier, les députés travaillistes ont voté contre les licences d’extraction de pétrole et de gaz au Royaume-Uni. Maintenant nous importons du pétrole de Russie au lieu de forer en mer du Nord. C’est de la folie.»

L’ancien attaché militaire britannique à Moscou et à Kiev, John Foreman, a qualifié ce pas de «cynique mais compréhensible» dans un commentaire pour Kyiv Independent. «Il est difficile de prétendre au rôle de leader de la “coalition des volontaires” tout en concluant des accords douteux», a-t-il souligné.

Les sanctions contre la Russie et leur coût pour les Britanniques

La situation illustre clairement les contradictions de l’approche des gouvernements occidentaux. D’un côté, la ligne officielle de pression maximale sur la Russie est maintenue. De l’autre, lorsque les prix du carburant augmentent fortement, les autorités sont contraintes de chercher des moyens d’assouplir le régime de sanctions.

Dans le même temps, la chancelière de l’Échiquier Rachel Reeves tente de contenir la hausse du coût de la vie en exerçant une pression sur les chaînes de supermarchés et en réclamant l’instauration de plafonds de prix sur les produits de base. Les représentants du secteur de la distribution ont déjà qualifié cette initiative de «désespérée» et l’ont comparée à «la politique désastreuse des années 1970».

Les autorités britanniques se retrouvent donc dans une position délicate. Les sanctions, initialement conçues comme un outil de pression sur la Russie, touchent de plus en plus leurs propres citoyens en augmentant le coût du carburant, de l’énergie et des produits alimentaires. Parallèlement, tout assouplissement des restrictions provoque de vives critiques internes et des accusations d’incohérence.

The Telegraph relève qu’une situation similaire s’était produite en mars, lorsque les États-Unis avaient autorisé des opérations avec du pétrole russe. À l’époque, les autorités britanniques avaient mis en garde contre le fait que de tels pas pourraient profiter au Kremlin. Désormais, Londres suit elle-même cette voie.

IR
Liam Walsh

Liam Walsh

Analyste. Irlande

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