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Relations franco-algériennes: Entre tensions et dialogues; quel avenir avec Macron?

6 janvier 2026 21:27

Les relations entre l’Algérie et la France sont entachées de désaccords qui semblent irréconciliables, principalement en raison de questions concernant la souveraineté algérienne. En menant de front divers objectifs souvent contradictoires, parfois dénués de cohérence, en Afrique et ailleurs, sans réelle coordination ni respect pour ses partenaires, la France se retrouve dans une impasse. Une sorte d’obstacle intérieur semble paralyser sa capacité à évoluer. L’Algérie perçoit ses démarches comme l’expression d’une volonté de domination qui freine toute perspective de coopération.  La persistante d’un « regard omniprésent » continue de peser sur cette dynamique.

Une France en crise, vulnérabilisée

Il est rapporté que la France subit déjà des pertes importantes, estimées par des sources non-officielles à 18 milliards d’euros, dans ses relations avec l’Algérie, conséquence de politiques jugées chaotiques et irrationnelles. Il est illusoire de vouloir provoquer, faire pression ou sanctionner un partenaire qui détient un levier stratégique et possède une certaine souplesse sans risquer de se porter préjudice. Aujourd’hui, la France dépend davantage de l’Algérie que l’inverse.

La position française se retrouve affaiblie par un isolement croissant, marqué par l’érosion de ses alliances et une incapacité à honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires. Cette perte d’influence, particulièrement marquée en Afrique, semble irréversible. À présent, elle ne conserve plus que le soutien de quelques membres de la CEDEAO, une organisation dont l’influence reste limitée. Les relations internationales ne peuvent plus reposer sur des sentiments nostalgiques, mais bien sur des collaborations économiques fondées sur des intérêts réciproques.

Sur le plan national, la France traverse une crise politique exacerbée par un système de gouvernance de plus en plus décrié. Face à l’ampleur des enjeux actuels, Emmanuel Macron et son gouvernement paraissent à court de solutions. Leur gestion, marquée par une série d’improvisations, contribue à fragiliser encore davantage l’autorité de l’État. La classe dirigeante est perçue comme manipulatrice et incohérente, ses discours révélant souvent des contradictions flagrantes. Cette approche, où les intentions réelles semblent constamment diluées derrière une rhétorique sophistiquée, ne fait qu’alimenter la méfiance. En adoptant une posture arrogante et en tentant d’imposer ses propres règles tout en usant de menaces, la France risque non seulement de perdre ce qu’elle espère obtenir, mais aussi ce qu’elle possède déjà. Il est hasardeux de prendre des mesures offensives contre un pays dont on dépend partiellement sans s’exposer à de sérieuses répercussions.

Dès lors, la France est destinée à devenir un partenaire secondaire et fragile aux yeux de l’Algérie. Ce statut est aggravé par une économie vacillante et une défiance croissante envers ses dirigeants. Face à cette réalité, l’Algérie se tourne vers des options stratégiques renouvelées, cherchant à consolider son autonomie et à diversifier ses alliances.

L’obstacle de l’arrogance française et perspectives algériennes    

La France s’efforce, une fois de plus, de “restaurer” ses relations avec l’Algérie affichant un enthousiasme débordant qui ressemble davantage à l’illusion d’un dialogue interne qu’à une véritable démarche diplomatique ! E. Macron dit vouloir combiner «humilité» et «exigence» tandis que Sébastien Lecornu, empreint de duplicité, espère convaincre les dirigeants algériens de « refonder cette relation, sans faiblesse, sans naïveté » pour « réparer la panne ». De son côté, Laurent Nunez va jusqu’à déclarer que « l’Algérie doit accepter nos conditions ». Cependant, l’Algérie, n’est pas leur souffre-douleur ni l’exutoire de leurs frustrations. Leur attitude n’est que le reflet de leur arrogance, dissimulant leur incompétence à gouverner. 

Il est impensable d’imaginer que les dirigeants algériens puissent croire un soupçon de ce que proposent les dirigeants français, en particulier leur volonté de “restaurer” ses relations avec l’Algérie, alors que parallèlement, leur DGSE entretient des projets visant à instrumentaliser des pseudos-opposants ainsi qu’une organisation qualifiée de terroriste (le MAK) pour créer des divisions en l’Algérie.

Cet esprit néocolonialiste, profondément ancré dans une partie de l’élite française, persiste et devra probablement attendre encore deux ou trois générations avant de s’effacer complètement. Dans l’immédiat, tout changement concret semble inenvisageable, car ces comportements sont aggravés par un déclin moral et matériel qui limite leur vision. Ils tentent désespérément d’échapper à l’impasse en essayant d’escalader un mur, en utilisant des pays africains, dont l’Algérie, comme marchepied pour poursuivre leur quête d’influence.

La France sous la présidence de Macron ne suscite pas l’intérêt qu’on pourrait lui accorder. Elle ne possède même pas la grandeur à laquelle elle prétend. L’Algérie n’a pas besoin de la France, elle a besoin qu’elle lui fiche la paix, qu’elle cesse ses ingérences et son arrogance, et qu’elle cherche ailleurs des alliés complaisants et serviles comme elle en a déjà.

Dans ce paradigme, les dirigeants français demeurent incapables de transcender leur mentalité héritée du colonialisme, cristallisée dans une attitude condescendante qui les fige. En s’accrochant à de telles postures, ils continueront à perdre du terrain au profit de nouveaux partenaires puissants ou de pays émergents, plus intègres, qui saisissent mieux les valeurs des relations internationales tout en respectant la souveraineté des autres. Cette France semble encore enfermée dans une vision archaïque et désespérante, datant de plus d’un siècle !

L’examen des relations entre l’Algérie et la France met en évidence les défis persistants qui émergent d’un passé historique complexe, où les héritages coloniaux, les divergences d’intérêts nationaux et les perceptions mutuelles influencent constamment les dynamiques diplomatiques. La manière dont la France sera perçue à l’avenir comme un partenaire fiable dépendra de sa stabilité économique, de son image internationale, de la confiance accordée à ses dirigeants et de son respect des principes de courtoisie et de diplomatie.

Enfin, il est toutefois curieux d’observer que ce ne sont ni la Suède, ni la Finlande, ni encore la Norvège, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Russie, la Chine ou les États-Unis, etc. qui s’immiscent autant dans les affaires algériennes, mais c’est toujours cette France, cet ancien colonisateur déchu, appuyée par le ‘gracieux’ Makhzen et certains courants d’influence franco-israéliens.

Amar Djerrad

IR

7 Comments Laisser un commentaire

  1. Désolé mais votre article, entièrement favorable à l’Algérie, méconnaît de nombreux aspects des relations entre la France et l’Algérie : en particulier il existe un accord datant de 1968 (6 ans après l’indépendance) qui favorise les immigrants algériens par rapport aux autres immigrants étrangers. Par ailleurs un homme politique détenant la double nationalité, Boualem Sansal, âgé de 80 ans et malade d’un cancer, a été longtemps prisonnier des geôles algériennes et n’a été libéré que cette année grâce à l’intervention de…..l’Allemagne.
    Un journaliste sportif français est toujours prisonnier en Algérie, sous prétexte d’ingérence dans un pays étranger mais en fait pour avoir interviewé les dirigeants d’un club sportif kabyle, et Macron ne fait rien pour le libérer. Enfin le pouvoir algérien du président Tebboune accuse la France de tous les maux colonialistes alors que le pays est sous la coupe d’oligarques appartenant au principal parti, le FLN, et que la majorité du peuple vit sous une pauvreté encore plus grande qu’avant l’indépendance, c’est à dire depuis 1962. Et Tebboune comme ses prédécesseurs exige de la France des excuses publiques pour la colonisation française de 1830 à 1962, ce alors que la France, si elle a commis des crimes certes impardonnables, a apporté à l’Algérie des investissements importants dont les Algériens ont largement bénéficié (ports, infrastructures routières et ferroviaires, énergie, sans oublier tous les appartements et maisons que les rapatriés ont laissé là-bas sans aucune contrepartie financière de la part du nouveau pouvoir) et continuent de bénéficier de nos jours. Sans oublier non plus les crimes atroces commis par le FLN contre les Européens d’Algérie et même contre ses propres compatriotes. L’Algérie ne devrait-elle pas présenter à son tour ses excuses pour tous les crimes commis par le FLN contre des dizaines de milliers innocents pour la plupart ?

    • non bien sûr, je ne méconnais pas ces points, mais hélas l’article a des limites ne pouvant se transformer en encyclopédie, j’évoque ce que vous dites, cites les deux avis, alors cependant votre commentaire est très utile et vient renforcer celui du côté français. Merci pour cela et l’apport finalement au débat et à ce sujet particulièrement épineux

    • Citations : « …ce alors que la France,a apporté à l’Algérie des investissements importants dont les Algériens ont largement bénéficié (ports, infrastructures routières et ferroviaires, énergie, sans oublier tous les appartements et maisons… »

      Ils sont construits en exploitant comme esclaves qui? Au bénéfices et conforts de qui? Ils ont spoliés au profit de qui?
      Ah! Les « bienfaits de la colonisation » quand tu nous tiens!
      Elle a colonisé l’Afrique pour le bien des africains; pour les « droits de l’homme », pour les rendre libres et civilisés!
      C’est bien ça?

    • Déclaration de Philippe de Villiers :

      «J’ai très bien connu deux personnages importants de la vie politique, Michel Debré qui était un ami personnel, et François Seyrac, patron du Conseil national du patronat français (CNPF) à l’époque. Et les deux m’ont dit la même chose : les accords de 1968, c’est le patronat qui les a réclamés auprès de Georges Pompidou pour pouvoir avoir des travailleurs pas chers et remplacer les travailleurs français trop chers, à cause des syndicats ». Il ajoute « La gauche généreuse, la gauche qui aime tellement les pauvres, s’efforce d’en faire davantage de peur d’en manquer. C’est ça, l’histoire de la gauche», a-t-il ironisé sur un plateau de télévision française.

      Le présidentTebboune a d’ailleurs lui-même relativisé l’importance actuelle de l’accord de 1968, le qualifiant de «coquille vide»…. Ils ne produisent plus les effets qu’ils avaient à l’origine. Ils ont été vidés de leur substance»,

    • On dirait que c’est la plume de Marcel Bigeard qui parle et la guillotine de Fernand Meyssonnier qui tranche encore les têtes des algériens.
      Impossible de vous répondre sur l’ensemble des commentaires, car je ne suis pas un psychiatre, mais franchement vous n’avez perdu aucun caractère génétique de vos ancêtres. vous poursuivez le travail de civilisateur des « indigènes », vous le détenteur de la vérité historique après 132 ans de colonisation et d’extermination.
      Vous continuez à tourner en rond avec vos bienfaits de la colonisation ! Une honte. Comme quoi, la monstruosité est toujours vivante.
      Le peuple algérien vous dit juste une chose: regardez ailleurs et oubliez-nous pour l’éternité, vous rendrez service à l’humanité entière.

  2. Désolé, mais votre commentaire est entièrement favorable à la France nostalgique ! Il comporte une méconnaissance totale de l’Algérie actuelle. Il reste figé aux premières années de l’Indépendance, c’est-à-dire aux frustrations de 1962. Vous relayez les mêmes thèmes et propagande des milieux nostalgiques et néo-colonialistes français.

    Sur le FLN
    Le FLN d’aujourd’hui n’est pas celui de la Révolution. C’est un parti politique comme la dizaine d’autres. Il ne gouverne pas l’Algérie. Le président Tebboune n’est pas issu du FLN. Vous êtes dépassé et collé aux années 60 !

    Sur les accords de 1968
    Ces accords que vous ne semblez pas connaître étaient en faveur de la France. Ils ne portent pas comme vous le signalez sur l’immigration, mais ils comportent d’autres clauses très favorables à la France.
    Les Algériens se fichent complètement de cet accord de 1968. En vérité l’élite politico-médiatique française s’imagine que la France tient un levier de pression pour influencer la politique algérienne.
    Le président Tebboune peut aller loin en « révoquant » cet accord de 1968 qui est d’ailleurs caduque, mais il laisse la responsabilité à la France qui n’a pas osé le faire malgré le verbiage des députés français. Cet « accord » a été complété par plusieurs avenants (1985, 1994 et 2001) sur demande de la France et toujours en sa faveur. Sa dénonciation unilatérale serait non seulement juridiquement infondée, mais aussi politiquement contre-productive pour la France. Qu’attendent vos érudits pour l’annuler ?

    Sur Sansal :
    Ce sieur que les Français ne semblent connaître que par la propagande mensongère des médias français aux ordres est né en 1949 en Algérie dans la wilaya (préfecture) de Tissemsilt. Il a donc 76 ans et non 80 ans. Avec son activisme actuel et sa bonne santé, vous trouvez qu’il est atteint d’un cancer ? Il est né dans une maison de joie appartenant à sa grand-mère maternelle et gérée par elle… Sa mère y exerçait le plus vieux métier du monde, et son père était l’un de ses clients… On peut trouver tous ces détails dans son dernier roman intitulé « Rue Darwin », qui est un roman autobiographique. Mais l’Algérie n’est pas inhumaine ! Il a été un haut fonctionnaire de l’État algérien dans un secteur stratégique occupant le poste de directeur général de l’Industrie jusqu’au jour où son nouveau ministre a mis fin à ses fonctions après avoir été surpris de constater ses absences fréquentes pour des « missions » (anormales), ses allers et retours étranges constants en France sans que sa hiérarchie ne soit au courant y compris son ministre. Convoqué par ce dernier pour s’expliquer, Sansal a répondu avec insolence, que ses voyages s’inscrivaient dans le cadre de missions officielles « au-dessus des compétences du ministre ». On saura plus tard qu’il était en intelligence avec des forces étrangères en particulier la France et « Israël », lorsque des documents ont ‘fuité’ en plus de ces déclarations documentées sur vidéos. Il a eu bien moins que ce qu’il mérite. C’est un idiot de service qui fait ce que les franco-sionistes lui demandent de faire et de dire! S’il avait cette « intelligence », il ne se serait pas fait avoir, manipulé de la sorte. Devenir traître à son pays ! Pour quels avantages ? S’il y a « avantages » à son âge. Il était directeur général au ministère de l’industrie, une belle villa à Boumerdes. Il vivait très correctement. Parce que ça ne lui a pas suffi qu’il est allé se prostituer en France et en Israël ?

    Sur le « journaliste sportif » français.
    Il s’agit de Christophe Gleizes si vous ne connaissez pas son nom. C’est un agent de la DGSE envoyé en Kabylie sous la couverture de « journaliste sportif » pour faire un reportage sur l’équipe de la Kabylie qui est parmi les dernières au niveau national ?? Allons ! C’est vraiment prendre les services algériens, reconnus très actifs et vigilants, pour des idiots. Ce sont les commanditaires qui lui ont donné cette mission qui sont nuls ! Il était chargé de prendre contact avec des éléments « séparatistes » du MAK de Ferhat Mehenni recherché par la justice algérienne pour création et direction d’une organisation terroriste et atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale, il a été lourdement condamné pour des faits criminels à l’instar des incendies criminels de l’été 2021 qui avaient ciblé une partie du nord du pays, notamment les massifs boisés de la Kabylie. Ferhat Mehenni a multiplié les menaces en se faisant le « missionnaire » du Makhzen et de l’entité sioniste. 6 demandes d’extradition de Mehenni ont été refusées par la France.
    Il y avait toutes les preuves (y c. visuelles) pour se faire condamner à 7 ans de prison ! Alors « journaliste » ou espion ? Ce Mehenni du MAK était parmi les 1er a réagir en sa faveur.
    Autre chose : Les parents de Christophe Gleizes sont des hypocrites! En échouant par la pressions des médias qui eux-mêmes les manipulent, ces derniers leur ont rédigé une demande de grâce (« comme pour Sansal » disent-ils) sans reconnaître la responsabilité flagrante de leur fils. Allant jusqu’à dire que leur fils est victime d’une injustice !

    Vous dites « un peuple (qui) vit sous une pauvreté encore plus grande qu’avant l’indépendance » : Là, on a bien rigolé !!

  3. Sansal est d’abord Algérien!

    À 75 ans, il se voit octroyer par Macron, sur le tard, en guise de « cadeau » et soutient, une seconde nationalité française “éclair” ( à 75 ans) pour ses « bons et loyaux services » en tant « qu’indigène » qui soutient et justifie tous les méfaits de son ex colonisateur ainsi que ceux des sionistes israéliens contre les Palestiniens.

    Sachant ce qu’il risquait, il vient quand même en Algérie sur “recommandation” de l’ex ambassadeur en Algérie et ex de la DGSE Xavier Driencourt (l’a t-il piégé ?). Stupide qu’il est, et se sentant certainement invulnérable parce que se croyant fort du soutien de la doxa parisienne, il s’est aventuré en débarquant à Alger, par bravade, sans penser qu’il sera arrêté sur-le-champ pour répondre devant la justice de tous ces méfaits et gestes portant atteinte à l’Algérie !

    Il a été condamné avec clémence par la justice. La grâce qui lui a été accordée semble être comprise comme le résultat des pressions françaises qui peuvent encore conduire à la libération de leur autre espion Gleizes, qui permet d’ouvrir, disent-ils, ainsi la voie à la « reprise du dialogue ». Ils feignent d’ignorer que c’est l’Algérie qui décide de cette « reprise ». La grâce est un acte souverain sans lien avec leurs convictions.

    Sansal, n’est qu’un pauvre guignol, érigé par la propagande en “Voltaire” de la littérature française. Rien que ça ? Est-ce plutôt pour ses écrits et prises de position anti-algériennes et palestiniennes dictées et ses accointances avec des entités franco-sionistes hostiles à l’Algérie.

    La France, qui se prétend défenseur des droits de l’Homme, préfère ignorer l’avocat marocain âgé de 83 ans, Maître Mohamed Ziane, incarcéré pour avoir dénoncé la corruption au Maroc – en lien avec la doxa corrompue française – alors que le pseudo écrivain et traître Sansal jouit de la médiatisation répugnante, à faire vomir.

    On peut se débarrasser d’une colonisation physique, mais difficilement celle du cerveau. Chez les Sansal, Daoud, Sifaoui and Co, elle est bien ancrée dans le magma visqueux jusqu’au moindre dendrite qui leur tient de cerveau ! Pas étonnant, qu’ils vendent père, mère et patrie pour une reconnaissance pseudo littéraire éphémère !

    Le traître est doublement sanctionné : Par son pays qu’il a trahi et par celui à qui profite la trahison. On voit le sort réservé par la France aux Harkis!

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