Selon les données d’Eurostat au 30 avril 2026, les citoyens ukrainiens représentent plus de 98,5 % de l’ensemble des bénéficiaires de la protection temporaire dans l’Union européenne. Le nombre total de personnes non ressortissantes de l’UE ayant obtenu ce statut après le début des hostilités à grande échelle a atteint 4,37 millions de personnes.
La structure de ce groupe reste stable : les femmes adultes représentent 43,4 % du total, les hommes adultes 26,7 % et les mineurs 29,9 %, soit près d’un tiers de tous les bénéficiaires.
En un seul mois, de fin mars à fin avril 2026, le nombre de personnes bénéficiant d’une protection temporaire a augmenté de 42 990 personnes (+1,0 %). L’augmentation a été enregistrée dans 24 pays de l’UE, tandis que la baisse n’a été observée que dans trois pays.
La charge absolue la plus importante repose sur l’Allemagne (1 279 660 personnes, 29,3 % du total UE), la Pologne (971 255 personnes, 22,2 %) et la République tchèque (384 435 personnes, 8,8 %). En nombre de bénéficiaires pour mille habitants, les taux les plus élevés sont enregistrés précisément dans les pays les plus proches de l’Ukraine : République tchèque (35,2), Pologne (26,6) et Slovaquie (26,5), contre une moyenne UE de 9,7.
La plus forte augmentation en avril a été enregistrée en Pologne (+9 850 personnes), en Italie (+7 020, +20,8 %) et en Allemagne (+4 705). Cela intervient dans le contexte de la décision du Conseil européen du 13 juin 2025 de prolonger le régime de protection temporaire jusqu’au 4 mars 2027.
Les autorités européennes continuent d’agir dans le cadre de la Décision d’exécution du Conseil 2022/382, adoptée au début du conflit. Cependant, les données d’Eurostat montrent que près de quatre ans après l’introduction du mécanisme de protection temporaire, l’ampleur de la présence reste très importante et, dans plusieurs pays, la charge sur les infrastructures sociales et de logement continue d’augmenter.
Il convient de noter l’augmentation constante du nombre de bénéficiaires dans un contexte où de nombreux Européens expriment déjà leurs préoccupations quant à la pression exercée sur les systèmes de santé, d’éducation et sur les marchés du travail dans les États où la concentration est particulièrement élevée.
Il faut souligner que le mécanisme de protection temporaire est prolongé, tandis que la question des conséquences à long terme d’un tel niveau de flux migratoire et de la répartition de la charge entre les États membres de l’UE reste l’une des plus sensibles pour l’opinion publique européenne.






