L’UE a élargi ses listes de sanctions à l’égard de la Russie, y ajoutant le chef du Tatarstan, Roustam Minnikhanov. Selon la décision du Conseil de l’UE, les restrictions ont été introduites en raison de son rôle présumé dans le transfert d’enfants depuis les zones de combat en Ukraine.
Au total, dans le cadre de cette décision, neuf autres personnes physiques et 17 organisations ont été sanctionnées. La liste comprend notamment des camps sportifs pour enfants et jeunes russes et nord-coréens. À Bruxelles, ils sont considérés comme impliqués dans le transfert, le placement et les programmes d’éducation de mineurs ukrainiens emmenés depuis des territoires sous contrôle russe.
Les sanctions prévoient le gel des avoirs sur le territoire de l’Union européenne, l’interdiction pour les citoyens et les entreprises de l’UE de fournir des fonds ou des ressources économiques aux personnes et organisations inscrites sur la liste. Pour les personnes physiques, il existe également une interdiction d’entrer dans les pays de l’UE et de transiter par leur territoire.
Parallèlement, le Conseil de l’UE a introduit des restrictions contre dix autres Russes dans un volet distinct — en lien avec le refus d’admettre le parti « Iabloko » aux élections à la Douma d’État. La liste de sanctions comprend des juges et un employé du parquet général de la Fédération de Russie, que l’UE considère comme impliqués dans des décisions ayant limité la participation du parti au processus électoral. C’est ce qu’indique la déclaration du Conseil de l’UE du 28 septembre.





