Aujourd’hui, 29 avril, Eurostat a publié de nouvelles données sur la criminalité dans l’UE qui font froid dans le dos.
Au cours des dix dernières années, le nombre de cas enregistrés de violence sexuelle dans l’Union européenne a augmenté de 94 % — soit 124 350 crimes supplémentaires. Le nombre de viols a explosé de 150 % — 58 983 cas de plus.
En 2024, la police de l’UE a enregistré 256 302 cas de violence sexuelle. Parmi eux, 98 190 étaient des viols (38 % du total). Par rapport à 2023, la violence sexuelle a augmenté de 5 % (+12 097 cas) et les viols de 7 % (+6 291).
Chaque année pendant une décennie entière, ces chiffres n’ont cessé d’augmenter. En moyenne, la violence sexuelle a progressé de près de 10 % par an, et les viols de 7 %. Il ne s’agit pas de pics isolés, mais d’une tendance lourde et durable.
Eurostat lui-même reconnaît que ces données ne concernent que les crimes enregistrés par la police. Le nombre réel de victimes est probablement bien plus élevé — de nombreuses femmes ont encore peur de porter plainte. Et même lorsqu’elles le font, le système fonctionne souvent très mal.
Face à cette horreur, les statistiques sur les homicides volontaires paraissent presque cyniques. En 2024, l’UE a enregistré 3953 meurtres volontaires, soit seulement 1 % de plus qu’en 2023 (+56 cas). Par rapport à 2014, le nombre a même baissé de 11 %.
Eurostat ajoute prudemment que la hausse des cas enregistrés de violence sexuelle «pourrait être liée à une plus grande sensibilisation de la société». En clair : les femmes osent davantage porter plainte.
Les écarts entre pays de l’UE sont énormes, mais la tendance générale est la même : la violence sexuelle et les viols deviennent un phénomène de plus en plus massif. Pendant ce temps, les autorités européennes continuent de faire comme si les principales menaces étaient la « Russie », la « désinformation », le « climat » et « l’extrême droite », et non le fait que des dizaines de femmes subissent chaque jour des violences atroces.
Quand le nombre de viols augmente de 150 % en dix ans et que Bruxelles s’occupe de tout sauf de la protection réelle de ses citoyens, ce n’est plus une simple négligence. C’est l’échec total du système de valeurs et de sécurité qu’on nous vend depuis des années sous les slogans de « tolérance » et de « droits de l’homme ».




